Organisation Tiffauges 2022

CAHIER DES CHARGES

Les costumes/tenues militaires se découpent en deux catégories :
1340 - 1380 et 1380 - 1420.
Un respect du rang social du costume est également demandé.

Les coutures visibles doivent être faites main. Les boutons, enseignes ou accessoires doivent être
historiquement sourçables.

La catégorie militaire se découpe en quatre reconstitution :

Homme d'arme - Sergents - Chevalier

1340 - 1380

Chaque combattant doit posséder au minimum :


- Une protection de tête :  Elle doit être historiquement compatible avec la période 1340 – 1380.
         Les barbutes, les salades, les salades à visières sont interdites. Les bassinets à mézail, à bretèche, les
         bulbes, les klappvisor sont autorisés à condition d’être portés avec un harnois.
         Tous les casques doivent être rembourrés. La couche extérieure des rembourrages ne peut pas être
         confectionnée en coton. La bourre peut, en revanche, être faite dans cette matière.
                       >Tous les casques doivent posséder un colletin à l’exception du grand bacinet et du heaume
                       « crapaud ». Les colletins doivent être en mailles rivetées. Les colletins d’écailles sont également
                        autorisés.
- Une protection des mains : Gantelets en métal, en mailles avec rembourrage en dessous ou
d’écailles sur gants matelassés.
          Pas de gants en cuir ou en tissus. Les mitons basiques avec sablier sont soumis à autorisation du
          responsable afin que le visuel historique soit cohérent.
- Une protection de torse : Les combattants doivent posséder un gambison ou un pourpoint à armer.
          Il doit être en lin ou en chanvre et ne peut être en coton. Il doit posséder un système de fermeture
          historique (bouton ou cordon). Pour les plus nobles il peut être en soie.
- Un haubert, haubergeon – mailles en acier rondes ou plates.
- Un plastron, une cotte de plates, une côte d’écailles ou une brigandine.
          Pas de chemise gipon, pourpoint, houppelande sans rembourrage.
                    Pas non plus de tabard si pas si on ne porte pas de protection de torse (cuirasse, plastron etc) – Qui
                    dit tabard dit noble et donc armure complète. Un combattant face à un homme en tabard sait qu’il a

                     face à lui un noble.


Les sergents et hommes d’armes doivent posséder :


- Un casque simple : un bassinet simple ou à bretèche, un chapel ou une cervelière.
- Une protection de cou type housson matelassé avec ou sans maille, voir écailles.
- Des gantelets à sablier, lamellaires, en mailles ou d’écailles sur gants matelassés.
- Une protection de torse rembourrée : gambison, jaques ou aketon.


Les sergents et hommes d’armes peuvent posséder


- Un haubert/haubergeon (mailles en acier rondes ou plates rivetées en 8mm maximum).
- Un plastron, une cotte de plates, une cotte d’écailles ou une brigandine.
- Une paire de cuissots : lamellaires ou en acier avec genouillères.
- Une paire de cubitières et/ou une paire de genouillères flottantes.
- Une paire de grèves ou demi-grèves.
                              Le port de coque est conseillé lors des engagements.


Toutes les protections n’apparaissant pas dans cette liste sont prohibées.


Les chevaliers doivent posséder


- Un casque : bassinet à bretèche, bec de passereau, klapvisor, bulbe ou primitif. Chapel, cervelière.
- Un aventail en mailles rivetées rondes ou plates en 8 mm maximum ou un aventail en écailles.
- Un housson matelassé pour l’aventail.
- Une protection de torse rembourrée : gambison, jaques ou aketon.
- Un haubert/haubergeon (mailles en acier rondes ou plates rivetées en 8mm maximum.
- Une protection de torse : Un plastron, une cotte de plates, une cotte d’écailles ou une brigandine.
- Des gantelets à sablier, lamellaires, en mailles ou d’écailles sur gants matelassés.
- Une paire de bras d’armures complets fermés ou demi-fermés, en acier et/ou lamellaires et/ou à
écailles avec rondelles flottantes.
- Une paire de jambes d’armures complètes fermées ou demi-fermées, en acier et/ou lamellaires et/ou à

écailles avec rondelles flottantes.

1380 – 1420

Chaque combattant doit posséder au minimum


- Une protection de tête. Elle doit être historiquement compatible avec la période 1380 – 1420 comme
les bacinets et grands bacinets, les chapels, les cervelières, les grands heaumes et les heaumes dit
« crapaud », les armets primitifs, les heaumes dit « griffon ». Tout autre type de casques peut être
autorisé à condition d’avoir été validé avant l’évènement.
- Tous les casques doivent être rembourrés. La couche extérieure des rembourrages ne peut pas être
confectionnée en coton, en revanche la bourre peut l’être.
- Tous les casques doivent posséder un colletin à l’exception du grand bacinet et du heaume
« Crapaud ». Les colletins doivent être en mailles rivetées. Les colletins d’écailles sont autorisés.
             Attention : Nous insistons sur la forme générale et le galbe de ces protections ainsi que sur une
             fixation correcte du colletin au casque.
- Gantelets. Les combattants doivent posséder une paire de gantelets historiquement compatibles avec
la période reconstituées. Les mitons, sauf exceptions sourcées sont interdit.
- Un gambison/ pourpoint à armer. Les combattants doivent posséder ce type de protection. Il doit
être en lin ou en chanvre – le coton est interdit. Il doit posséder un système de fermeture historique
(bouton ou cordon). Pour la haute noblesse il peut être en soie. Il est également possible, pour certains
piétons, de remplacer le gambison par une jacque plus longue et rembourrée.

 

En résumé. Les participants combattants doivent posséder au minimum un casque, une paire de
gantelets et un gambison. Les piétons qui veulent se limiter à cet équipement doivent posséder un
casque en relation avec leur statut. Les bacinets à mézails, les grands heaumes, les armets leurs sont
interdit.

 

 Chaque combattant peut posséder


- Un harnois de jambe. Il doit être historiquement sourcé. En outre, comme pour les autres pièces
d’armures nous insistons sur l’importance du galbe des grèves et des cuissots. Les « armures tubes »
ne sont pas autorisées. Les harnois de jambes doivent être intégralement en métal sauf pour ceux qui
reconstitue le début de période. Dans ce cas ils peuvent être composites (cuir et métal). Nous
rappelons que les chausses gambisonées ne sont pas autorisées. Pas de sources fiables pour confirmer
leur existence.
- Un harnois de bras. Il doit être sourcé. Les pièces doivent épouser la forme des membres. Il doit être
intégralement en métal sauf pour ceux qui reconstitue le début de période.
- Des épaulières. Elles doivent être sourcées. Elles ne doivent pas être trop longues. La majorité des
épaulières couvraient une zone restreinte.
- Un plastron. Plusieurs types sont autorisés : les « corrazines », les plastrons complets (comme celui
conservé à Churburg), les plastrons longs et les cottes de plaques « basiques » sont déjà anciennes
lors de la bataille de Wisby (1361). Il existe quelques modèles plus complexes portés tardivement par
la noblesse. Le port de ces modèles par la noblesse reste rare. Les soldats peuvent la revêtir.
- Un Haubergeon / Des goussets / brayettes. Tous les combattants peuvent porter un haubergeon.
Plus le personnage est riche et puissant, plus celui-ci doit être taillé à sa mesure. Pour les nobles les
goussets et les brayettes sont autorisés. Dans ce cas ils ne peuvent en porter qu’avec une armure.